La nouvelle piste pour éliminer le virus

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Le virus à l’origine du sida (VIH) a la capacité de se cacher dans certains lymphocytes T (cellules du système immunitaire) afin d’échapper aux traitements. Jusqu’à présent, il n’était pas possible de différencier les cellules hébergeant le virus, appelées « réservoirs » viraux, des cellules saines. Des chercheurs français sont parvenus à isoler la protéine, CD32a pourrait constituer un marqueur pertinent de ces cellules « réservoirs ».

L’avènement de la trithérapie, thérapie consistant en la prise quotidienne de 3 molécules différentes pour lutter contre la réplication virale, a bouleversé le pronostic de la pathologie mais elle n’atteint pas les cellules infectées au sein de tissus réservoirs dites « cellules réservoirs ». Ce qui fait du Sida une maladie encore incurable. Aussi, dès l’arrêt de la thérapie, le virus reprend sa multiplication et sa progression dans l’organisme.

La communauté scientifique s’entend aujourd’hui, comme meilleur piste pour éradiquer le VIH, la nécessité de limiter et même de purger le réservoir viral. Le malade pourrait ainsi évoluer vers une guérison fonctionnelle, ce qui signifie une virémie indétectable en l’absence de trithérapie avec un nombre de CD4 stable et normal ainsi qu’une absence de progression clinique du VIH. Cet objectif est plébiscité par l’initiative « Toward an HIV cure » lancée par l’International Aids Society (IAS), présidée par le Pr Françoise Barré Sinoussi, co-découvreuse du VIH, prix Nobel de médecine 2008, avec le Pr Luc Montagnier, président du comité scientifique du développement du vaccin « Tat Oyi ». Elles s’inspirent en partie de l’expérience du « patient de Berlin » seul malade déclaré scientifiquement guéri du VIH.

 

Selon Christine Rouzioux dans virologie 2009, 13 (n° spécial : S15-S23

La quantification de l’ADN VIH dans le sang périphérique a une valeur clinique intérressante en particulier pour évaluer le réservoir du virus chez des sujets ayant une charge virale indétectable (CV) sous trithérapie.

La conjugaison d’un traitement permettant de rendre à la fois indétectable l’ADN pro viral durant plusieurs années alors qu’il est très fluctuant chez les malades, avec un homéostasie du système immunitaire à l’équivalent de la normalité et un traitement de trithérapie maintenan une charge virale en dessous de 50 copies semblerait être le traitement qui ferait évoluer un pourcentage élevé de patients vers la guérison fonctionnelle.