Le virus du VIH dans le monde

À ce jour, environ 40 millions de personnes sont infectées par le VIH avec une croissance de 10% et 1 million de décès par an. En 2020 c’est 57 millions d’individus qui auront besoin d’un traitement antirétroviral et déjà près de 15 millions sont morts depuis 20 ans. Cette maladie est maintenant présente dans le monde entier, mais c’est l’Afrique sub-saharienne qui concentre près de 90% de cas de SIDA. En 2003, la mortalité liée au SIDA a dépassé le paludisme et la tuberculose. On observe depuis les années 90 une progression constante de 10% de porteurs de VIH dans le monde, ce qui fait que le nombre de personnes infectées double tous les dix ans.

Malgré les avancées des nouveaux traitements plus efficaces avec moins d’effets secondaires, on compte toujours 7500 nouvelles contaminations quotidiennes et 8000 décès par jour au niveau mondial.

Hélas les prévisions de ce fléau sont loin d’être optimistes, l’OMS estime que d’ici 2020 on comptera 12 millions de nouvelles contaminations et 7,5 millions de décès supplémentaires.
carte.vih

 

Un seul traitement disponible : les trithérapies

échantillon de sang

Aujourd’hui le seul traitement possible du sida est le traitement par antiviraux, communément appelé trithérapie. Les trithérapies sont des combinaisons de plusieurs antiviraux qui rendent plus difficiles l’apparition de souches VIH résistantes, en bloquant deux protéines du VIH, la transcriptase inv

erse et la protéase. Ces antiviraux n’ont malheureusement pas permis de guérir du SIDA et ils permettent uniquement de stabiliser l’état des patients. Le virus reste dans ce que l’on appelle des cellules « réservoirs » et il réapparaît dès que les patients arrêtent leur traitement. Les antiviraux ont des effets secondaires importants et nécessitent des prises régulières qui rendent ces traitements pénibles. De plus, les antiviraux sont trop chers pour les pays en développement là où le SIDA fait des ravages.

Pour enrayer la progression de la maladie au niveau mondial, seul un vaccin est envisageable, car cette approche thérapeutique serait moins onéreuse et ne nécessiterait plus de traitement journalier.