Programme de recherche TAT

La protéine « TAT »

La voie de recherche de BIOSANTECH pour lutter contre le virus du sida est axée autour de la protéine « Tat » comme cible du vaccin car elle est sécrétée de manière très précoce après l’infection par le virus et la « Tat extra cellulaires » est suspectée d’être la cause de l’effondrement de l’immunité cellulaire et du maintien des cellules réservoirs produisant le virus.

Vaccin TATLa protéine « Tat » est présente dans tous les types et sous types de VIH-1 présents sur les différents continents, son rôle est au niveau extracellulaire en empêchant l’élimination des cellules réservoirs par les cellules cytoxyques du système immunitaire (CAMPBELL & LORET 2009). Il a été montré dans des études cliniques, qu’il y avait une corrélation chez des patients entre la non progression vers le sida et la présence d’une réponse immunitaire contre « Tat ». La question importante est de comprendre pourquoi uniquement une minorité de patient développe une réponse anti-Tat efficace, permettant de devenir non-progresseur. Il semble que « Tat » possède des analogies de séquences avec des protéines humaines en particulier « la  protamine » (RODMANN et Al.1993) ce qui empêche le système immunitaire de se défendre contre le virus lors de l’infection.

Une étude menée en 1989, sur une cohorte gabonaise de patients exposés au VIH-1 a montré que  23 gabonaises infectées sur 25, ont résisté au VIH-1 grâce à un variant « Tat » spécifique à cette région très immunogène. Cette souche du VIH- 1 spécifique appelée VHI-Oyi a montré que la seule différence avec le VIH classique était une mutation sur le gène « Tat ».
Le séquençage ne révéla aucune anomalie, à l’exception du gène « Tat » où il a été noté une mutation de Cys 22 Ser. Cela semble être la raison de la perte de la transactivation (la réplication et l’infection par le virus) et la réversion de cette mutation permet de restaurer l’activité Tat (Péloponnèse & al. 1999). Ces patientes atypiques de la région du Haut Ogooué porteuses de ce gène « Tat » dénommé « Oyi » furent suivies pendant 2 ans et restèrent en bonne santé avec aucune perte de poids, ni de maladie opportuniste pendant les 2 ans de l’étude (Huet &al.1989).
La femme chez qui la souche VIH-1 Oyi a été prélevée était en parfaite santé en 1995 et a eu 3 enfants, tous séronégatifs (Eric Delaporte, communication personnelle). Le VHI-1 n’est plus détectable chez elle.

La voie de recherche BIOSANTECH

Biosantech a choisi de prendre la licence de développement et de commercialisation des brevets du vaccin à partir de la « Tat Oyi » qui possède une mutation de la Cys en Ser. Son principe actif est une protéine synthétique de forme longue à 101 résidus couvert par deux brevets déposés en 1999 et en 2008 par le CNRS et l’Université d’Aix-Marseille. Nous pensons que la « Tat Oyi » donnera une immunité contre tous les variants des VIH-1 présents sur les différents continents. La « Tat Oyi » possède un Epitope en 3D qui correspond très probablement à une région très conservée chez les différents « Tat ». Cet Epitope 3D est présent dans la « Tat Oyi » mais absent chez les protéines humaines en particulier « la protamine », ce qui expliquerait la réponse anti-Tat efficace des porteurs de cette souche particulière du virus VIH-1.

L’hypothèse BIOSANTECH83290870

La vaccination de patients séropositifs, par un principe actif synthétique dérivé du variant « Tat Oyi » de patients séropositifs aiderait leur système immunitaire à reconnaître les variants de la protéine « Tat » présents dans le sang. La neutralisation de la protéine « Tat extra cellulaire » permettrait la restauration de l’immunité cellulaire et l’élimination des cellules infectées par le VIH-1. La diminution des cellules infectées devrait avoir pour conséquence la stabilisation de la virémie chez les patients sans avoir besoin de trithérapie. La preuve d’efficacité de notre vaccin est de pouvoir maintenir une virémie en dessous de 40 copies/ml sans l’aide d’antiviraux pendant deux mois. Cette vaccination représenterait un bénéfice direct pour les patients séropositifs, leur permettant d’avoir une vie sociale normale et d’éviter les effets secondaires très lourds de la trithérapie.

Conclusion

L’hypothèse est que la vaccination avec un principe actif d’origine synthétique dérivé du variant « Tat Oyi » de patients séropositifs pourrait aider leur système immunitaire à reconnaitre les variantes de la protéine « Tat » présents dans le sang. La neutralisation de la protéine « Tat  extracellulaire » permettrait de restaurer l’immunité cellulaire et l’élimination des cellules infectées par le VIH-1. Pour des patients vaccinés, elle pourrait permettre de maintenir une virémie de 50 copies/ml sans l’aide d’antiviraux. Cette vaccination représenterait un bénéfice direct pour les patients séropositifs.